Rudy Van Gelder est parmi les tout meilleurs ingénieurs du son de l’histoire de la musique enregistrée, Creed Taylor est parmi les producteurs les plus prolifiques de l’histoire du jazz, mais ce ne sont pas les interviews de Joaquim Paulo qui vont en convaincront. Qu’importe : l’impression d’une sorte de Bodoni extrêmement filiforme sur du papier extrêmement glacé assure que la demi-douzaine d’entretiens introductifs, tous plus décevants les uns que les autres, soient parfaitement illisibles.

Comme souvent chez Taschen, c’est le reste qui compte, et le reste compte des centaines de jaquettes de disques de jazz publiés entre la fin des années 1940 et le début des années 1990. Il y a de quoi inspirer quelques carrières et, bien sûr, quelques milliers d’heures d’écoute. (Et puis ce n’est pas tous les jours que l’on voit Futura Black, ou disons une imitation de Futura Black, en première de couverture.)